Partager la page :

Aléas routiers : que faire en cas d’urgence ?

Le secteur du transport et de la logistique fait face à une variété de risques et d’aléas. Pour garantir la sécurité des conducteurs et le bon déroulement des opérations, il est important de maîtriser les bons réflexes à adopter en cas d’urgence.

Accidents, vols et agressions : des dangers bien réels

Les conducteurs de poids lourds sont particulièrement confrontés aux vols, agressions ou tentatives de détournement de véhicules, en particulier dans les zones isolées, ce qui peut mettre en péril leur sécurité et leur bien-être. Pour réduire ces risques, il est conseillé d’installer des dispositifs de sécurité adaptés et de choisir des aires de repos sécurisées. Il est également important de former les conducteurs à la gestion de ces situations. Enfin, des procédures d’accompagnement et de soutien doivent être prévues en cas de problème de sécurité.

Stress et surcharge mentale

Les pressions liées aux délais de livraison engendrent stress, burnout et troubles psychologiques à long terme, avec des conséquences graves sur la santé des conducteurs. Environ 90 % des accidents surviennent à l’arrêt, causant en moyenne 81 jours d’arrêt de travail par incident (INRS).

Conditions climatiques et équipements

Les conditions météorologiques extrêmes augmentent le risque d’accidents. En période de conditions climatiques difficiles, il convient d’adapter la conduite et d’utiliser des pneus hivernaux. De plus, les poids lourds avec remorque ou semi-remorque doivent néanmoins détenir des chaînes à neige pour équiper au moins deux roues motrices.

Que faire en cas d’urgence sur la route ?

Afin de mieux gérer ces situations d’aléas, il est important de définir et formaliser en amont une procédure claire avec l’ensemble des salariés sur les bonnes décisions à prendre en cas d’accident ou de panne, comme sécuriser la zone et de contacter les services d’urgence (112) et le responsable désigné de l’entreprise. De même, en cas d’agression, les consignes doivent être claires, par exemple de ne pas résister.

Les procédures à mettre en œuvre doivent être communiquées aux conducteurs en amont via un livret d’accueil ou un manuel du conducteur. Un exemplaire doit aussi être mis à disposition dans le véhicule.

La technologie peut-elle minimiser les risques ?

Les systèmes GPS et les caméras de surveillance embarquées renforcent la sécurité, tandis que des dispositifs comme le PTI et les boîtiers DATI permettent de signaler immédiatement toute situation de danger.

Quelle protection pour les transporteurs ?

Les transporteurs sont couverts par la Convention de Genève de 1956 (CMR), qui régit le transport international de marchandises, notamment en cas de vol ou de perte. Cependant, cette couverture ne dispense pas les employeurs de leurs obligations en matière de santé et de sécurité des salariés. En effet, selon l’article L. 4121-1 du Code du travail, les employeurs doivent garantir ces conditions, et l’article R4543-19 impose que les travailleurs isolés puissent signaler toute situation de détresse. Par conséquent, les entreprises doivent former leurs salariés et leur fournir les outils nécessaires prévenir les risques.

Anticiper pour mieux protéger : la clé de la sécurité routière

Une gestion proactive des urgences, complétée par une formation continue des conducteurs et l’utilisation de technologies de sécurité contribue à une meilleure anticipation des risques.