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L’engagement du dirigeant, un pilier de la sécurité dans les entreprises

Depuis 2016, l'engagement des employeurs en matière de sécurité routière a considérablement progressé, avec plus de 3 000 entreprises impliquées en 2024 pour protéger 4,8 millions de salariés (ministère de l’Intérieur). Cette dynamique se concrétise par des actions visant à renforcer la sécurité des déplacements professionnels, regroupées dans la « charte des 7 engagements ». Une version spécifique au secteur du transport a été élaborée en collaboration avec les organisations professionnelles du transport FNTR, OTRE, CSD, TLF et la DSR.

Leadership et engagement : les responsabilités de l’employeur

Les employeurs doivent identifier et réduire les risques auxquels leurs salariés sont exposés, en clarifiant les rôles et en communiquant les actions à mener. Leur implication constitue un levier pour instaurer une culture de sécurité, favorisant ainsi une meilleure compréhension des enjeux par l’ensemble des services de l’entreprise.

Définir des indicateurs et des moyens

Le dirigeant de l’entreprise doit alors définir des indicateurs de performance santé et sécurité pour chacun des services de l’entreprise, mais aussi des moyens, que ce soit en compétences, en temps et sur le plan financier (par exemple : définir un budget pour les options de sécurité à l’achat des poids lourds). Il doit pouvoir s’appuyer sur un salarié « désigné compétent » qui le soutiendra dans la mise en œuvre et l’animation de cette démarche.

Développement d’un plan de prévention

Un plan de prévention doit être conçu, abordant des thématiques telles que la gestion des véhicules, l’organisation des déplacements et la formation des conducteurs, mais aussi la gestion de la communication et des systèmes informatiques embarqués. Ce plan doit prévoir des objectifs définis sur un planning, avec des responsables de la mise en place de ces actions et l’appui de personnes ressources extérieures ayant des compétences techniques et une expertise en prévention.

Des actions globales pour réduire les risques

Dans le secteur, il est important d’analyser l’ensemble des facteurs de risques avec une approche de prévention collective. Pour une démarche pérenne, les 9 principes de prévention doivent être appliqués, en priorisant les actions sur la réduction du risque à sa source et en agissant sur la conception et l’aménagement de l’environnement de travail, ainsi que le choix du matériel. Les mesures axées sur le port des EPI et le respect des consignes individuelles étant les huitièmes et neuvième principe.
Cela nécessite une réflexion en profondeur sur le pilotage des projets de l’entreprise et l’implication des responsables de services.

Des méthodes et des outils pour l’évaluation des risques

Le plan de prévention doit être inscrit dans un « Document Unique d’Évaluation des Risques » et faire l’objet d’un suivi pour en évaluer l’efficacité, avec des indicateurs de performance.

De l’analyse des accidents du travail à l’achat du matériel en passant par la conception des lieux de travail, des outils et méthodes en mode projet sont proposés par l’INRS pour prendre en compte les enjeux de santé.